Patrimoine

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La bénédiction de la chapelle St-Lézin par le Père Van Dorpe a eu lieu le samedi 22 octobre 2016 en présence d'une nombreuse assemblée.
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Chapelle

CHAPELLE ST-LÉZIN

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Quand les ardoisières étaient des carrières à ciel ouvert et non des mines, la Saint-Lézin, patron des « Perrayeurs » se fêtait le 13 février. Cette petite chapelle sur le territoire de la commune de Congrier témoigne de cette dévotion au plus ancien protecteur des ardoisiers : Saint-Lézin, moine, puis évêque d'Angers, qui, à la fin du Vième siècle avait découvert la fissilité de l'ardoise et enseigné aux ouvriers la manière de l'exploiter. A partir de cette date, l'ardoise qui ne servait que de matériau de construction pour les murs a été utilisée en plaques minces sur le toit des édifices. Saint-Lézin en fit couvrir sa maison. M.P. - Article du Haut-Anjou - février 1973

On sait que les carrières d'ardoise ont été exploitées depuis le milieu du XVème siècle jusqu'au premier quart du XXème sur la commune de Congrier. Les exploitations anciennes étaient celles de la Safrière, la Maillière, la Touche. L'origine de la dévotion à Saint-Lézin, à Congrier, repose donc sur des bases solides et lointaines. D'ailleurs, l'oratoire actuel qui ne date que de 1810 a remplacé une chapelle bien antérieure, et le village où elle se trouve compte quelques vieilles maisons où l'abbé Angot, dans son dictionnaire historique de la Mayenne, mentionne une fenêtre à meneaux du XVème ou XVIème siècle.

Lézin (Licinius en latin) serait né aux alentours de 530 en Bourgogne dans une famille aisée. Son père Garnier était gouverneur de cette province et proche parent du roi Clotaire Ier. Appelé à occuper de hautes fonctions, le jeune homme reçoit une solide formation à l'école du Palais. Dès son plus jeune âge, on rapporte qu'il enchantait ceux qui l'approchaient par son intelligence et sa piété.

Après ses études il est présenté au roi qui lui confère le titre éminent de connétable du Royaume. A 31 ans, il se voit remettre les titres de comte d'Anjou, duc des Angevins et gouverneur des frontières de l'Armorique. par ce même Clotaire Ier. Le jeune homme semble promis à un brillant avenir mais sa vocation est ailleurs.

Selon la légende, à la veille de son mariage - auquel il avait dû consentir malgré lui - l'intervention de Dieu le délie de ses fiançailles.

Il renonce alors à ses titres, vend son riche patrimoine au profit des pauvres, des églises et des monastères et se fait humble moine à Chalonnes-sur-Loire. Son hagiographe raconte que son humilité suscite l'admiration de ses pairs.

Vers 590, sa famille le contraint à accepter l'évêché d'Angers. Il y fait construire un monastère, la future collégiale de Saint-Julien d'Angers. C'est à cette époque qu'il aurait accompli l'un de ses plus célèbres miracles : la guérison de douze infirmes aveugles ou boiteux par imposition du signe de la croix sur les malades. La place Sainte-Croix à Angers marque l'emplacement de l'église édifiée en mémoire du prodige.

Ce miracle produit l'affluence de malades en quête de guérison mais peu soucieux de célébrité, Lézin se serait retiré dans le monastère de Chalonnes-sur-Loire avant de trouver refuge dans les Mauges, lieu propice à son désir de solitude. C'est là qu'il serait mort le 1er novembre 605 ou 608. Son culte débuta dès le jour de ses funérailles.

En plus d'être le saint patron de l'ancienne paroisse de Saint Lézin, il est aussi le patron des ardoisières de l'Anjou (Trélazé, Saint Léonard, etc.) et est fêté le 13 février. 

Extrait du livre de Victor Bouyer «Histoire et petites histoires de Saint-Lézin en Anjou». 

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La chapelle St-Lézin était en état d'abandon depuis des décennies (cf. photo ci-dessous).

Les travaux de rénovation ont commencé en juillet 2013. "Etudes et chantiers", association de réinsertion par le travail, a fait le gros oeuvre.

Ce sont de généreux bénévoles qui ont ensuite réalisé la charpente, la toiture, la rénovation des statues et l'autel.

Les travaux ont été terminés en novembre 2015.